Conseil des sages de la ville d'Arles Instance de démocratie participative

Juin/17

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LUMA, thème du Séminaire 2017

Le Conseil des référents du CDS a choisi LUMA comme thème de son séminaire 2017 fixé au mercredi 11 octobre. Etant donné les perspectives ouvertes par l’implantation de la Fondation LUMA à Arles et les conséquences que cela va entrainer dans tous les domaines non seulement pour la cité mais aussi pour l’ensemble du Pays d’Arles (culture, économie, tourisme…), il est apparu que notre Conseil devait se saisir de cette question pour y apporter ses réflexions, ses études et son éclairage.

Un premier pas a été franchi avec la participation active de plusieurs conseillers aux Luma Days dont « Le trait d’union », notre journal interne s’est largement fait l’écho. Un deuxième a été celui de la participation de Yannick Barrè, directeur des Affaires Publiques pour la Fondation LUMA au dernier Conseil des référents tenu au siège du CDS, rue Léon Blum, le 22 juin dernier.

Une invitation destinée à préparer avec lui l’organisation de ce séminaire, de définir les interventions des responsables de la Fondation afin d’informer au mieux l’ensemble des conseillers et de les aider à imaginer des pistes de travail à la fois objectives et indépendantes pour que la Ville, la Communauté d’agglomérations et l’ensemble du Pays d’Arles en bénéficient pleinement.

Une politique qui, selon Yannick Barré, rejoint tout à fait celle de la Fondation quant à son intégration dans l’avenir de notre cité et son appropriation par nos concitoyens : « Les Luma Days qui seront reproduits chaque année permettent de constituer un centre de recherche permanent qui a pour objectif de susciter une réflexion collective sur les changements générés par cette implantation. LUMA souhaite y associer pleinement les collectivités publiques, les associations porteuses et des personnes ressources en capacité d’apporter leurs analyses et leurs propositions. La thématique LUMA doit constituer un des éléments moteurs du développement du territoire, favoriser des rencontres, permettre à chacun de donner un coup de main. Il s’agit de créer un consortium constitué de tous ces partenaires … »

Yannick Barré citait à ce titre une démarche en cours de réalisation : « Nous constituons en ce moment même un dossier destiné à répondre au projet d’Etat Intitulé – Investissement d’Avenir –  Il a pour objet de sélectionner sur un projet collectif 10 collectivités françaises qui seront soutenues par un financement de l’Etat  de 200 millions d’euros via la Caisse des Dépôts, 300 millions supplémentaires étant investis sur fonds propres. Nous intégrons 8 des 11 thèmes qui seront déterminants dans ce choix… » Selon notre interlocuteur, Arles pourrait donc avoir ses chances en tant que ville représentative des 3/4 des villes françaises de la même dimension. Ce projet nécessitera 2 années de préparation et devrait jouer un rôle décisif et positif dans l’avenir de notre territoire.

Un autre projet de LUMA est de constituer une bibliothèque regroupant tous les projets étudiés depuis plusieurs décennies sur tous les thèmes, répertoriés par des mots-clés, concernant le développement de notre cité et de son environnement de façon à les recenser et, éventuellement, à les remettre au goût du jour en les adaptant si nécessaire à de nouvelles exigeances et normes : « Tous les projets intéressants en valeur absolue... Nous pouvons faire du cousu main à la demande... » Un archiviste sera nommé pour réaliser ce travail de collecte et de classement. Une perspective qui enchante les Conseillers qui, depuis 10 ans, ont su réaliser et soumettre aux élus des études sur des projets structurants pour notre cité et qui ont malheureusement fini dans des tiroirs. Une ressource dont Yannick Barré affirme ne pas vouloir se priver au point qu’il a demandé que toutes ces études soient intégrées justement dans ce recensement. Une politique qui sera semble-t-il appliquée à tous ceux qui, collectivement ou individuellement s’investissent POUR  la cité.

En ce qui concerne lle programme « Investissement d’Avenir » de l’Etat dont l’objectif est naturellement l’emploi, Il concluait : « Notre volonté est d’associer public, privé et usagers dans un consortium qui pourra collectivement lancer ce projet dont le financement est prévu pour 5 ans. Et de décider d’une gouvernance incontestable et stable. »

Le CDS s’inscrit naturellement dans ces perspectives et participera de façon indépendante et objective à toutes les actions qui s’inscrivent dans sa vocation : servir notre ville et ses concitoyens.

Marlène Bosc

 

 

 

 

Cela se passait le vendredi 5 mai, en Salle d’Honneur de l’Hôtel de Ville en présence du Maire Hervé Schiavetti, hôte du Conseil des Sages dont le président Jean-Claude Guigue avait invité Sam Stourdzé, directeur des Rencontres d’Arles afin qu’il les présente aux conseillers. Ceux ci, entourés de parents, d’amis, de plusieurs élus et techniciens de la ville passait alors un grand moment qui restera dans les annales du CDS et dans les mémoires de tous ceux qui ont eu l’opportunité d’y assister.
Car Sam Stourdzé n’est pas seulement ce directeur qui donne depuis 3 ans, un nouvel essor aux Rencontres d’Arles, il est aussi un conteur exceptionnel qui sait faire partager à son auditoire, sa passion de la photo, son enthousiasme d’en être un  promoteur de premier plan et raconter avec humour des anecdotes propres à faire de son public un véritable complice. Et, attitude de nature à lui attirer toute la sympathie dans un tel contexte, il est aussi un amoureux de la ville d’Arles et de son patrimoine qu’il ne dissocie jamais de son activité.
« C’est l’exception arlésienne ! Il s’agit non seulement du plus grand festival mondial de la photo mais ce qui fait la magie d’Arles, c’est justement que l’art contemporain de la photo s’inscrit dans un patrimoine d’exception avec lequel il cohabite en parfaite harmonie. Lorsque je présente les Rencontres à l’étranger, je montre des photos de la ville, ces sites incroyables qui en sont les supports, les palais, les églises… On sait d’ailleurs que, contrairement à ce qui se passe dans d’autres festivals, 70% des visiteurs des expositions reviennent pour revoir la ville et son environnement. Et cela dure depuis 48 ans, depuis que 3 hommes ont créé ce qui alors étaient les RIP en leur donnant ce caractère si particulier où la photo, Lucien Clergue, cohabite avec le patrimoine, Maurice Rouquette et invite un public qu’on pourrait qualifier de -people cultivé – grâce Michel Tournier… »
Un hommage qui allait droit au coeur d’Anne Clergue présente dans l’auditoire et témoin naturel et privilégiée de cette épopée de pionniers.
Suivait alors une présentation vidéo de trois des expositions à « plusieurs niveaux de lecture » proposées depuis 3 ans : Total Records (photo) et ses pochettes de disques illustrées par les plus grands photographes dans le monde, Mathieu Chedid et son univers situé entre photographie et musique, et enfin le Western Camarguais présenté en 2016, véritable rappel émouvant et nostalgique des premiers westerns au monde tournés en Camargue : « A notre grande surprise, c’est cette exposition que nos partenaires  chinois de la « petite » ville de Chian Men  » (7 millions d’habitants ! Mais à l’échelle chinoise…) fondateurs, avec l’appui de notre ingéniérie  culturelle d’un Festival de la Photographie à l’image du nôtre, nous ont demandé à Estelle Rouquette et à moi lors d’une rencontre là-bas… »
Soulignons à cette occasion que ces mêmes partenaires souhaiteraient accoler le nom d’Arles à leur festival tant ce nom est devenu une référence internationale, un véritable label.
Une rencontre pour le coup, que les Sages et leurs invités ne sont pas près d’oublier
Marlène Bosc
Photos M.Bc.
Le programme 2017 en avant-première (non exhaustif)
– Latina , à la Chapellle du Méjan qui invite 28 artistes colombiens. Véritables témoignages sur ce magnifique pays qui émerge peu à peu des 60 années noires de guerre civile et de guérillas sur fond de trafic de drogue à grnade échelle.
– L’Iran et ses 66 photographes à la Chapelle Sainte-Anne.
– Hong Kong à l’église des Frères prêcheurs.
Tokyo et ses poupées chinoises;
– Il y a 100 ans, la révolution russe.
– « Looking for Lenin », en Ukraine, à la recherche des 5 500 statues de lénine déboulonnées ou masquées après la fin de l’URSS.
– Les désordres de notre monde : Monsanto.
Qui est Sam Stourdzé
En 2016 il expliquait lors d’une interview accordée à Mikael Zikos » Il s’agit du plus grand festival de photo au monde qui a réussi le pari d’être une radioscopie annuelle de la création, une caisse de résonance des pratiques : un état des lieux au plus près des artistes pour comprendre ce qu’est la photographie aujourd’hui. C’est aussi un rendez-vous social pendant la semaine d’ouverture avec plus de 13 500 professionnels accrédités. Le milieu se retrouve et s’élargit aux gens qui aiment l’image. Quand je dirigeais le musée de l’Élysée, en Suisse, je savais que j’économisais plusieurs voyages dans l’année en venant à Arles quelques jours, car je pouvais y voir tout le monde en un même lieu.

Ancien pensionnaire de la villa Médicis, Sam Stourdzé est directeur des Rencontres d’Arles depuis le 1er octobre 2014, après avoir dirigé le musée de l’Élysée de Lausanne en Suisse et assuré la rédaction en chef du magazine ELSE entre 2010 et 2014. En spécialiste des images, il poursuit ses recherches sur leurs contextes de production, de diffusion et de réception. Depuis plusieurs années, il étudie les mécanismes à l’œuvre dans la circulation des images, avec pour champ de prédilection les rapports entre photographie, art et cinéma. Il a été commissaire ou cocommissaire de nombreuses expositions et a publié plusieurs ouvrages, parmi lesquels Le Cliché-Verre de Corot à Man Ray, les rétrospectives Dorothea Lange et Tina modotti, Chaplin et les images, Fellini, la grande parade et, plus récemment, Derrière le rideau. L’esthétique Photomaton et Paparazzi ! Photographes, stars et artistes.

 

 

 

La plénière du vendredi 24 février 2017 tenue à l’habitude en Salle d’Honneur de l’Hôtel de ville avait pour objectif de remettre officiellement au maire Hervé Schiavetti le Guide des Seniors réactualisé par la commission Ressources d’Information du CDS et d’entendre la présentation du budget 2017 présenté par l’édile à l’intention des conseillers.

 

 

Une séance particulièrement passionnante grâce  à  la clarté et la précision de l’analyse faite en direct des résultats de l’exercice précédent et des dispositions du nouvel exercice. Intéressantes aussi les explications données par le 1er magistrat de la cité quant à la part prise par l’état dans la gestion territoriale ainsi qu’aux modifications induites par les nouvelles compétences à l’échelon communautaire.

Une séance studieuse qui permettra aux différentes commissions de travail du CDS d’adapter leurs études et dossiers au plus près du terrain et de sa gouvernance réelle actuelle.

 

 

 

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